La mutation de Voyages SNCF

Publié le par Rémi Mounier

          Les évènements les plus stupéfiants arrivent lorsque l’on ne les attend pas. La preuve cette semaine, lorsque j’ai reçu mes habituels spams de la SNCF dans ma boîte e-mail. L’un d’eux, pas peu fier, mentionne rien de moins qu’une nouvelle interface de Voyages-SNCF, un des sites de commerce qui recense le plus visiteurs grâce au monopole de la SNCF et qui hérisse les poils des clients depuis des années. En quelque sorte, beaucoup de galères commencent sur Voyages-SNCF, c’est un avant-goût du voyage en train. Voici le pré-retraité, que vous connaissez évidemment, et juste en dessous la jeunesse, le renouveau !

 

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Alors, c’est mieux. Certes. Mais ce n’est pas beaucoup mieux. La seule chose qui change est la sobriété des couleurs ainsi que la cure d’amaigrissement du menu de navigation. Malheureusement, ce dernier présente toujours des termes assez peu évocateurs (onglet « train »). Surtout, son interaction est rendue plus compliquée, le clic étant mal géré pour ouvrir le sous-menu.

 

          Ensuite, la zone centrale nous épargne les innombrables publicités. A la place, la SNCF exulte son bonheur de s’occuper pleinement de ses clients. Passée l’extase, symbolisée par le grand encart «tant qu’à faire un site pour vous », que va-t-on pouvoir trouver dans cette zone ? A l’évidence, la SNCF ne s’est pas encore rendue compte que la tâche principale de l’utilisateur sur ce site consiste à réserver un billet. L’encart permettant la réservation et la consultation des horaires se trouve en effet complètement à droite de l’écran. Si le look du formulaire a changé pour une police plus lisible mais aussi pour un fond noir fatiguant pour les yeux, les fonctionnalités derrière le décor sont les mêmes. On cherchera encore des gares oubliées par la base de données, on trouvera des trajets Agen –Toulouse qui prennent un raccourci par Marmande, les demandes nécessitant plus de deux changements feront exploser le système… Rien de bien innovant…

 

          En conclusion, la réflexion s’est arrêtée sur le graphisme, qui est à moitié réussi. On remerciera quand même le designer qui, du haut de sa formation « ergonomie du web » de trois semaines, a simplifié le menu de navigation et la zone centrale et a créé un jeu d’icônes plus séduisant. En revanche, les clients étaient en droit d’attendre une remise en cause de l’ergonomie profonde du site web. Ils pourront toujours prier pour que le central ne fasse pas des siennes, empêchant toutes les réservations sur les TGV et Teoz depuis le site ou les bornes de libre service, comme ce fut le cas vendredi dernier.   

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A
<br /> Bonjour,<br /> je vous trouve dur avec la senecefe ! Ils auraient pu "améliorer" leur site façon Clubic.<br /> <br /> J'ai signalé qq pb sur leur forum.<br /> <br /> Une question : pourquoi les sites "modernes" se limitent-il sen largeur au format blog, quitte à obliger à scroller plus qu'avant ?<br /> <br /> Mon écran de 22" en 16/10 est-il un oiseau rare ? Ou utilisent-ils tous le même squelette ?<br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Désolé de vous répondre tardivement... En effet, je suis plutôt dur avec la SNCF. Elle me le rend bien à chaque fois que je prends le train. Pour être toutà fait objectif, il faudrait que je<br /> n'utilise pas les services ferroviaires pour me déplacer. Le site Voyages SNCF est tout de même en voie d'amélioration, il faut le souligner. Ce n'est pas une révolution mais les efforts vont<br /> dans le bon sens. Contrairement à Clubic qui a sabordé une interface tout à fait correcte.<br /> <br /> <br /> La faible utilisation de la surface d'affichage par les sites web a deux raisons :<br /> <br /> <br /> 1/ Il est plus difficile d'agencer correctement les informations sur un écran large, les zones latérales sur les bords de l'écran étant peu visibles et accessibles. Plutôt que de réfléchir<br /> longuement au zoning, il est plus aisé de se passer des zones latérales extrêmes.<br /> <br /> <br /> 2/ Les sites web veulent pouvoir s'afficher entièrement, sans scrolling horinzontal, sur tous les écrans des utilisateurs. Or la définition de ce dernier peut varier fortement. Par défaut, pour<br /> limiter le risque, le site web est alors conçu pour la définition la plus basse. Généralement, c'est du 1024x768 mais certains développeurs en sont encore au 800x600 ! Il existe une astuce qui<br /> consiste à coder les feuilles de style en pourcentage plutôt qu'en pixels, pour adapter automatiquement la page à la définition de l'écran. Mais certains éléments peuvent s'en trouver déformés,<br /> notamment les images, ce qui fait qu'il est aussi difficile de coder en pourcentage. <br /> <br /> <br /> Ces deux points font que vous trouverez des sites web avec des bandes latérales vides (ou avec publicité), tout en s'étalant en longueur.<br /> <br /> <br /> <br />